Auto Biographie historique écrite avant mon exile aux USA le 031195 !
Association Étudiante du Collège de Sherbrooke (maintenant CÉGEP de Sherbrooke)
Cette lettre va me permettre de faire le point sur ma vie et sur bien d'autres, car à trente huit ans, moi, Serge Joseph Adrien Bourassa-Lacombe décide de me mettre à nu devant Dieu et les humains pour le bien de toute l'humanité. Tout d'abord, la journée de mon anniversaire de naissance cette année, je me suis privé de 32 $ de nourriture pour obtenir un certificat de police provenant de la Gendarmerie Royale du Canada. Comme ce certificat atteste que les recherches dans le fichier national du Canada révèle qu'aucune personne de ce nom née à cette date n'a fait l'objet de condamnations criminelles ! Cela confirme que tout au long de ma vie adulte c'est-à-dire de 1975 à 1995 je n'ai aucun passé criminel. Ce Certificat a été signé d'office par l'agent Roux Martin CVO862 le 20 juin 1995 & plastifié comme on le fait pour un permis de conduire. D'ailleurs c'est en combinant les deux que j'ai pu obtenir une certaine paix comme itinérant. Avant de vous entretenir de cette période de clochard itinérant vécu depuis le douze mai dernier. Je dois vous parler de Serge Lacombe, l'enfant qu'on a vu naître le 20 juin 1957 au Centre Hospitalier de Verdun à 09 h 12.
Cet enfant est doué d'une hyperactivité dès son enfance. Qui plus est, trente mois après le premier respire à l'extérieur du ventre de sa mère, il en est conscient. Pauvre mère, elle qui a du se faire ouvrir le bas ventre pour me voir naître. Publiquement, je te dis merci et j'espère qu'un jour on va reconnaître tout le mal qu'on t'a fait. Mon père dans tout cela, a été plus appauvri que ma mère, car il fait partie de cette génération d'hommes élevés à coup de bâton. J'ai vu mon père violenter ma mère plus verbalement que physiquement cependant. Dès mes deux ans et demi, je savais que ce n'était pas la faute de mon père. Je me rappelle encore lorsque ma sur se dirigeait vers moi en pleurant lorsque mon père empoignait sa femme par les bras en la secouant vivement pour lui faire comprendre que c'était l'homme qui devait contrôler la femme. Ma mère ne semblait pas vouloir l'accepter car elle se débattait et criait à en fendre l'âme. Devant cet acte de violence, je réconfortais ma sœur de mes quatre ans en la serrant dans mes bras et en lui disant : «Ce n'est pas grave, cela va s'arranger.» J'ai été baptisé le 30 juin 1957 dans cette paroisse. Et laissé moi vous dire que je les ai vécues plus d'une fois les sept douleurs.
Les sept douleurs sont reliées à cet hyperactivité qui m'habite depuis mon enfance.
D'ailleurs mon père me battait justement, car dans ce temps là, l'église disait que j'étais sûrement possédé du démon pour être hyperactif comme cela. Comment pouvais-je ne pas pardonner à mon pauvre père, avec la conscience que j'avais à cet âge là. En 1963, j'avais six ans et c'est à ce moment que madame José Laurent vient s'installer chez nous avec son conjoint, c'est-à-dire dans un salon double du logement que nous habitions ma famille et moi. Elle infirmière, lui médecin interne à l'hôpital ou je suis né, tous deux originaires d'Haïti ont tellement été bien reçu par mon père qu'ils ont eu un enfant que ma mère a élevé pendant six ans. Ensuite, ils sont partis travailler aux États-Unis.
Pendant ces six années, j'étudie à l'école élémentaire Richard. Je suis le premier de classe en toute matière malgré le fait que je suis obligé de me rendre à l'hôpital d'urgence en ambulance parce que mes confrères de classe me battaient. Que voulez-vous, mon hyperactivité ainsi que ma jovialité les dérangeais tous. D'ailleurs, en ce temps là, la maîtresse (voire professeur) nous lançait par la tête sa brosse à effacer le tableau, elle s'en servait même pour l'inverser à grand coup sur nos jointures. Lorsqu'elle en avait assez de moi, elle me conduisait elle-même au bureau du directeur de l'école.
Après m'en avoir donné six coups dans la main gauche et après m'avoir demandé si j'en avait assez eu, ce dernier me demandait la main droite pour équilibrer les deux mains. Était-ce pour tenter de faire sortir le démon en moi, toute cette torture dirigée contre moi. Quoi qu'il en soit, mon père, lui n'appréciait guère mon comportement et à chaque fois qu'on me redressait à l'école, il me battait à la maison. Aujourd'hui on n'utilise plus ces méthodes, devant l'hyperactivité d'un enfant on lui donne du Ritalin un médicament, c'est-à-dire qu'on contrôle son humeur dès son enfance par une drogue disons le, chimiquement légale.
Personnellement, laissez-moi dire que vous êtes vraiment hors de la volonté de Dieu.
À partir de mes six ans, la présence de la famille Laurent chez nous a eu son bon côté car mon père cessa de diriger toute violence envers ma mère. Cependant, mon père se défoulait sur moi, avec ou sans raison. Lorsqu'il avait cette soif de se défouler, il m'isolait dans la toilette et me frappait main ouverte sur la peau de mes fesses ou encore utilisait une palette que l'on se sert encore aujourd'hui pour brasser la peinture et ce directement sur la peau de mes fesses.
Ma pauvre mère ainsi que ma
sur furent témoins de toute cette violence
physique dirigée vers moi,
tout au long de mon enfance
et de mon adolescence.
Mais à chaque fois qu'on m'écrasait, je me relevais encore joviale et hyperactif. Je pardonnais toujours car j'étais conscient du pourquoi. C'est pour cette raison que toute ma vie, j'ai aidé le plus faible que moi au lieu de l'écraser comme la plupart des gens le font. C'est à l'école catholique que j'ai appris les dix commandements de Dieu. J'ai même pardonné mon cousin Luc de m'avoir jeté dans le fond d'un puits artésien tête première : Moi qui n'avait que six ans tandis que lui n'avait que quatre ans et demi. Depuis que j'ai appris la parole de Dieu que je m'acharne à servir Jésus-Christ notre Sauveur, je suis un de ses serviteurs poussés par l'esprit saint, je me relève à chaque fois, encore plus fort pour le servir.
C'est en 1970, que je termines ma septième année à l'école Jean-Jacques Olier. D'ailleurs, j'ai recyclé en cette fin d'année un dictionnaire que j'avais récupéré dans les poubelles de fin d'année de cette école. Je fais tout mon secondaire à l'école Richard. J'y vois énormément d'indiscipline, plusieurs facteurs expliquent cette déchéance académique. Premièrement, mes parents ne peuvent plus m'aider dans mes études car j'atteins un niveau d'apprentissage différent. Deuxièmement, cette indiscipline généralisée que les enseignants ainsi que la direction ne pouvaient venir à bout. Troisièmement, un certain Gilbert Jolicœur, m'écurait et dirigeait vers moi toute cette violence gratuite. Il était pour moi une hantise certaine. J'obtiens mon diplôme de secondaire cinq en 1975. Durant toutes ces années je me suis fait plus d'ennemis que d'amis, car j'allais à l'école pour apprendre et non pas pour me battre. D'ailleurs, je courais le plus vite de l'école pour ne pas avoir à me battre justement.
À l'automne 1975, je fais mon entrée au Collège André-Laurendeau en sciences administratives, choix judicieusement établi par l'orienteur du secondaire. Moi, qui était bon en mathématique, aimerait travailler comme comptable agréé me disait-il. Cette année là, cela fait déjà cinq ans que je travaille vingt-quatre heures par semaine tout en allant à l'école. Sans compter, ces étés sans vacance, pour ne pas devenir trop lourd pour mon père. Pensant qu'il deviendrait compréhensible avec le temps. Le temps change en passant mais mon père n'y change rien.
Tandis que moi j'abusais de cet alcool, sans jamais affecter mon travail à temps partiel de même que mes études. Je me réveille à un moment donné avec une boule de feu grosse comme une orange, là où se trouve mon estomac. J'apprends par mon médecin de famille, celui-là même qui traite mon dossier médical depuis ma naissance. «Tu fais un ulcère duodénal, ce n'est pas grave en soit», me disait-il. «Tu viens de découvrir la faiblesse de ton corps, tu es nerveux comme ta mère», me dit-il encore. J'accepte son régime de six moi à la crème avec le Tagamet comme médicament pour m'en sortir temporairement. Ce médecin m'avait condamné à mourir avec, tandis que moi j'ai décidé d'aller me confié au Docteur Camille Simard en 1978. C'est d'ailleurs avec les conseils et le suivi du Dr Simard que je réussirai à me débarrasser de cette maladie en 1990.
En 1977, je suis forcé de prendre une année sabbatique car la vie collégiale et le travail à temps partiel de même que cette maladie nerveuse affectant mon estomac comme un lance flamme est insoutenable. Je suis embauché comme commis de bureau pour l'Hydro-Québec jusqu'à février 1980. Pendant ce temps, j'étudie le soir : 225 heures en Dessin Architecture 1978-79, 120 heures en Moteur I 1979-80, 60 heures en menuiserie 1980, 120 heures en Électricité automobile de base I 1980-81. Lorsque je remets ma démission à mon supérieur immédiat à l'emploi de l'Hydro-Québec, on me dirige au bureau du directeur du personnel du siège social. Pendant une avant-midi complète celui-ci essaie de me convaincre de rester.
Entre-temps, je rencontre Joanne Vincent technicienne en radiologie, dans une discothèque le 20 juin 1978. Peu de temps après, j'apprends qu'elle est la fille de Romuald Vincent et de Angèle Lafrenière. Le premier septembre 1979, nous nous sommes mariés en cette paroisse Saint-Clément devant Dieu et les humains. Mais voilà que subitement et six mois après avoir célébré notre mariage, elle me dit qu'elle ne m'a jamais aimé. Je ne veux vraiment pas la quitter car je l'aime. Je fais alors parti de ces hommes battus, car elle m'applique de solides gifles pour me convaincre de partir. À un moment donné, je n'en peux plus parce qu'elle menace de se suicider ou de me tuer alors je pars.
Je pardonne encore, même si je reconnais cette arnaque pur et simple. Un jeune homme hyperactif, jovialiste et doué d'une servitude envers Jésus-Christ notre Sauveur, comme moi ne pensera jamais être arnaquer comme cela. Je devenais naïf, sans m'en rendre compte car j'imaginais le tout impossible.
C'est immédiatement après avoir quitter l'Hydro-Québec que je commence à faire mes débuts dans la vente sur la route. Un mois au Club Automobile Canadien pour apprendre qu'avec seulement une troisième année on pouvait se faire un revenu annuel dans les six chiffres. Ce ne fut pas mon cas, je suis forcé d'admettre que durant quatre ans je m'efforçait de travailler soixante heures par semaine pour en retirer un salaire annuel en dessous du seuil de pauvreté. C'est en février 1982 que je termines un cours de relations humaines Sylva Bergeron avec mon amie Lynda. Pour essayer de faire découvrir un art de vivre..., avec soi et les autres en développant le savoir, le vouloir, le pouvoir et le croire chez mon amie. Ce fût peine perdu. Le 21 janvier 1984 je termines un cours d'initiations aux micro-ordinateurs. Cela m'intéresse vraiment.
À l'automne 1984, je suis inscrit malgré moi en technique juridique, car initialement cela se voulait un retour au étude en technique policière. Que voulez-vous depuis 1977 que j'essayais de percer tout les corps de police pour devenir agent de la paix. Aujourd'hui je sais très bien pourquoi on n'a jamais voulu me donné ma chance.
Pour effectuer ce retour aux études sans que ce soit un fardeau pour ma compagne je travaille pour une agence de sécurité au Village Olympique de 18 h 00 à 06 h 00 le matin et cela 7 jours sur 14. À voir mes résultats académiques pour un homme de vingt huit ans on pourrais dire que j'avais juste à étudier. J'abandonne en me disant que le milieu d'huissier est trop fermé pour m'y laisser entrer. Et que dans le fond, ce n'est peut-être pas ce que je cherches. Vais-je chercher toute ma vie comme cela, me disais-je.
Au printemps 1985, je décide de m'engager comme représentant commerciale dans le domaine de l'équipement de garage pour la compagnie Bear Automotive Inc.
Au moment de mon embauche, je possède un diplôme d'études collégiales en Sciences humaines avec maths, quinze ans d'expérience de travail à servir le public, je possède quatre ans d'expérience comme homme de service et pompiste dans une station service. De plus je me débrouille en langue anglaise et j'ai acquis une certaine formation théorique qui me permettra d'être capable de vendre ces pièces d'équipements de 35 000 $ pièce.
Le directeur monsieur Ronald Routhier m'engage même si je n'ai pas de voiture à ma disposition. Le lendemain de mon embauche, je loue une Ford Escort 1985, à court terme le temps de voir mes ventes progresser. La compagnie me donnait 1 500 $ d'avance sur salaire, j'avais 650 $ à payer pour l'auto seulement en plus de l'essence et de ma nourriture. Je travaillais en moyenne quatre vingt heures pour me faire un nom. Voilà que six mois après mon embauche, je découvre que le directeur Ronald Routhier de la compagnie Bear Automotive Inc me voles 700 $ à même mon salaire. Plutôt que de lui demander un remboursement, je me dis que s'y il vole le plus pauvre, il en vole sûrement d'autres. Je décide donc, de faire une enquête criminelle tout en travaillant.
Le 19 octobre 1985, je mets tout mon enquête sur papier et j'en fais quatre copies. Le dimanche 20 octobre 1985, je me rends à Toronto, je couche au Relax Inn pour être frais et dispos le lendemain matin. Veuillez prendre notes, tous ceux qui me lisez que je vis sous le seuil de pauvreté établi en ce temps là. Cependant, je n'hésite pas à mettre toute dépenses relatives à ce voyage sur mes cartes de crédit. Ma côte de crédit est à ce moment A-1 partout. Le lundi matin, 21 octobre 1985, je me rappelles être debout devant le président de la compagnie au Canada monsieur Tedd Hyde, le directeur pour l'Est du pays monsieur Ross Jenkins ainsi que le contrôleur de l'époque. De neuf à treize heures, cela sans arrêt je leurs parles en anglais et eux suivent avec mes écrits. Avec quatre pages d'écrits ainsi que des preuves très incriminantes, je réussis à faire prendre l'avion à ces hommes la journée même vers Montréal.
Mardi matin monsieur Rod Boursier secrétaire de notre branche à Montréal ainsi que monsieur Camille Roy un représentant qui s'amusait depuis le début à venir vendre son équipement usagé dans mon territoire par la porte de derrière ont été congédié. Tandis que le directeur monsieur Ronald Routhier a été suspendu pour être finalement congédié au bout de quinze jours. Monsieur Routhier, lui-même, se chargea de venir m'intimider en me demandant un matin d'aller emprunter ou voler 600 $ et de lui remettre, car la compagnie l'avait forcé à rembourser cette somme. Je lui répondis qu'il me devait 700 $, qu'il était responsable lui-même de sa vie et de ne plus me harceler avec cela. Forcé d'admettre que pendant plusieurs mois, je me promenais comme un transporteur d'argent, car cet homme pouvait me faire la fête à tout instant. J'apprit plus tard qu'il avait eu des problèmes cardiaques après son licenciement.
À force de courage, de persévérance et de patience, je suis devenu un bon vendeur dans mon domaine. Je me suis acheté un Buick Sommerset 1985, flambante neuve. J'ai été le premier représentant dans le domaine de l'automobile à me doter d'un téléphone cellulaire. Pour moi le service à la clientèle était très important. Un jour, j'ai passé une journée au Centre d'estimation Guy Jalbert de Rock Forest à attendre un pont de levage pour automobile qui tardait à être livré par le transporteur. Après quatorze heures d'attente, je l'ai installé de vingt heures à six heures du matin. C'est monsieur Guy Jalbert lui-même, qui me réveilla le lendemain matin. Pour moi la marchandise était livrée, ce n'est qu'un exemple pour démontrer la notoriété que j'ai su obtenir dans le domaine de l'automobile. Tout mes compétiteurs savaient qui j'étais, comment je m'appelais, avec quelle efficacité je travaillais à servir ma clientèle. Au printemps 1987, j'étais au summum de mon art, j'étais devenu le meilleur vendeur dans l'équipement de garage.
Au mois de juin 1987, un homme du nom de Myer Bloom viens me voir pour m'offrir d'aller travailler à Québec. Je lui explique que je gagne bien ma vie à travailler dans la région de Montréal, alors pourquoi déménager à Québec. Monsieur Myer Bloom était alors Directeur de l'Est du Canada pour la compagnie Moog Canada Ltd. Je suis forcé d'admettre que j'avais une bonne opportunité de travail.
Gérant de territoire pour une partie de Montréal, les Laurentides, l'Abitibi et le Témiscamingue.
Cependant, un coup que je ne peux plus revenir en arrière, c'est-à-dire un coup que j'ai réussi à vendre mon auto à monsieur Serge Grenier et que je me déplace avec l'auto qui m'est fourni par mon employeur, monsieur Myer Bloom commence à me démontrer sa vrai nature. Assez que je m'invite à aller le rencontrer à son bureau un vendredi après-midi du mois de juillet. Je lui fais remarquer alors que je n'avais pas besoin de lui pour vivre et qu'il devra à partir de ce moment là respecter ses employés, en commençant par monsieur Raymond Briand qui cumule quatorze ans de servitude pour lui, monsieur Gilles Lecompte sept ans de servitude aussi bien que moi évidemment.
Monsieur Myer Bloom s'est toujours entêté à ne pas respecter ses serviteurs en tant qu'humain. Il a même tenté de s'accaparer de vingt pour-cent de mon bonus en 1987, soit une somme de 1 500 $. Somme que j'ai récupéré à notre meeting national annuel du mois de décembre, devant toute la force de ventes de Moog Canada Ltd. Monsieur Bloom, à partir de ce moment là, ne me fait pas de cadeaux, tout les moyens étaient bons pour rallonger mes semaines de travail, par contre mon employeur m'a permis de me rendre en Floride, plusieurs fois à St-Louis, Missouri, ainsi que plusieurs fois à Toronto, en plus de me permettre de voyager partout à travers la province de Québec. Tandis que monsieur Bloom nous écurait au travail, nous qui travaillions tous ensemble à dépasser les objectifs de ventes de la compagnie. En Abitibi/Témiscamingue mon territoire est passé de 60 à 90 % du marché. J'étais encore devenu le meilleur dans mon domaine.
En 1987, j'obtiens ma première lettre de reconnaissance d'un de mes clients. En 1988, monsieur John M. Giebe senior vice-président me remets sa plume Cross personnelle en or me disant que peu de gens en possède une et que j'aurai à signer des lettres importantes tout au long de ma vie avec cette dernière. Le 23 mars 1989 monsieur Myer Bloom me fais venir à son bureau de Pointe-Claire dans l'après-midi pour me remettre un avertissement écrit juste avant de partir pour le Mexique des fruits de nos labeurs. C'était un jeudi saint, sa lettre était C.C. : Mike Holland, Directeur des ventes Nationales ainsi que Mary Jones Directrice des ressources humaines.
Le vendredi saint, c'était congé pour mes confrères de travail mais pas pour moi. Je me suis emparé de faits réels et j'ai couché la vérité sur papier. Quatre pages pour démontré le non fondé d'un avertissement écrit d'une page. J'ai fait parvenir cette lettre à mon patron, C.C. : aux même personnes. Cela a prolongé mon emploi d'un an. Quel année ! Le supérieur immédiat me rendant la vie encore plus dur. Le 7 juin 1989, on parle de moi en bien au journal anglophone The Gazette, car pour la première fois de ma vie je donne de mon sang sur le bateau Honmoku Maru de Nissan, ce dernier étant amarré au vieux port de Montréal pour une vente de voiture, moi qui travaille en vélo cette journée là car l'auto de fonction est au garage pour un problème d'entretien de freins. Le 13 novembre 1989, j'ai du lui écrire une lettre à Monsieur Bloom lui demandant de cesser de me harceler concernant un bris mécanique dont je n'étais même pas responsable, C.C. à cinq travailleur du siège social de la compagnie, soit toute les personnes concernées par cette histoire de bris mécanique.
Bilan de cette expérience de travail, congédiement réussi par monsieur Myer Bloom par conspiration avec l'aide de certaines personnes uvrant comme dirigeant d'entreprises semblables à celle auquel je travaillais. Et cela juste après m'être acheter une maison avec la femme que j'aimais. J'ai plusieurs lettres de clients satisfaits. Tout le monde dans le domaine de l'automobile m'appréciait pour le travail que je leurs fournissait, j'étais le meilleur. Pour quelle raison, n'ai-je pas pu être embauché par un autre employeur dans le domaine de l'automobile. Monsieur Myer Bloom a mené une campagne de salissage à mon endroit tout simplement.
Perte causé par cette conspiration : maison, blonde, 30 000 $ de salaire annuel, 7 500 $ de Bonus, 2 500 $ d'essence personnel pour l'année, perte de 1 500 $ de vacance, voiture de fonction disponible 24 h, nourriture fournis par l'employeur dans le cadre de mon travail, perte de possibilité d'avancement, etc....
D'avril à décembre 1990, je fais parvenir 500 curriculum vitae, pour passer 50 entrevus, pour être finalement embauché par un requin de la finance. Lors de mon embauche monsieur Gaétan Bourdon président et propriétaire de Beauté Star Inc sise à Ville Saint-Laurent comme distributeur de produits de coiffure, s'est avéré pour moi un menteur direct. Au deux questions que je lui ai posé, j'ai obtenu deux mensonges.
Bilan cet homme est menteur à 100 % !
Qui je remplace et pourquoi lui ai-je demandé. Il me répond qu'il viens de perdre un homme qui travaillais pour lui depuis dix ans et que cet homme travaillait comme un dieu pour lui, d'ailleurs il a tellement bien travaillé me dit-il que je suis obligé de le remplacer par deux hommes pour couvrir son territoire.
J'accepte de prendre un des deux territoires pour découvrir dès la première semaine de travail que celui que je remplace c'est fait mettre dehors car il vendait pour lui-même en plus de vendre pour son patron, d'où son congédiement. Je m'acharnes à y travailler pendant dix mois quand même, parce que j'ai tout de même confiance en moi. Cependant lorsque j'ai des problèmes de territoires, je n'ai aucun support de monsieur Gaétan Bourdon. D'ailleurs le seul support que j'ai eu de cet homme, c'est lorsqu'il est venu travailler à Coaticook avec moi pour m'aider me dira-t-il.
Bilan de cette journée selon lui j'avais besoin d'un cours de diction et d'un cours de ventes.
La semaine d'en suite je lui ai rendu ma démission. Si monsieur Bourdon avait été franc et honnête lors de mon entrevue, je n'aurais définitivement jamais travailler pour lui. Je comprends maintenant pourquoi il est devenu propriétaire de la compagnie Bédard de Québec distributeur de produits de coiffure.
De septembre 1987 au 1er août 1990, je fréquente une jeune femme que j'aime et que j'aide beaucoup, son nom est Johanne Provencher fille de monsieur Ernest Provencher et de madame Françoise Guillemette. Cette femme était très près de moi et j'étais très près d'elle. Elle étudiait au Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke pour devenir médecin. Aujourd'hui elle est médecin interne dans un hôpital de la région de Québec, elle sait que j'ai pris une part active dans le succès de ses études, car j'ai investi beaucoup dans notre relation de couple sans jamais la brimer dans ses choix personnels. Et même, à un moment de sa vie d'étudiante en médecine, elle m'annonce avoir été sollicité par l'armée canadienne pour un contrat d'enrôlement dans les forces.
Elle me demande mon avis, car elle ne veut pas que je m'éloigne d'elle par le choix qu'elle fera. Je prends alors le temps d'éclairer son choix avec elle, en prenant une feuille de cartable que je sépare par un trait de crayon en plein centre de cette feuille et à la verticale. Je lui dis : «Lorsqu'il faut faire un choix important dans notre vie, il s'agit de peser le pour et le contre de ce choix. Vois-tu Johanne, si tu ne t'enrôle pas dans les forces armés, tu vis un endettement de 10 000 $ par année ce qui fait un endettement total de 30 000$. Par contre, si tu accepte leur invitation afin de combler leur besoin, ces gens t'offrent un salaire annuel de 25 000$ en plus de défrayer tout tes frais de scolarité. Tu pourras donc facilement mettre de côté 10 000 $ annuellement ce qui fera à la fin de tes études 30 000 $. Cependant tu devras remplir ton contrat avec eux et ce jusqu'à la fin de ce dernier, tu t'engages dans ce contrat à servir l'armée pendant cinq ans après tes études. Si jamais tu brises ce contrat, ils seront en droit d'exiger de toi tout l'argent qu'ils t'auront versé. Pour ce qui est de ces cinq ans cela est vite passé et peu importe le choix que tu feras, en ce qui me concerne, je n'ai pas l'intention de m'éloigner de toi.» Après s'être enrôlée dans l'armée, elle doit à l'été 1990 partir dans l'Ouest canadien pour recevoir une formation d'officier.
Séparé pendant deux mois, je l'attends avec une fidélité puritaine par amour pour elle. Au retour de cette base militaire, les sentiments qu'elle avait jadis pour moi avaient changé. Était-ce parce que j'avais été congédié injustement par la compagnie Moog Canada Ltd à peine un mois après l'achat d'une maison en copropriété ? Était-ce vraiment par son évolution personnelle ? Ou bien ! Suite à une enquête militaire sur ma personne sans que je le sache. Aujourd'hui, je suis en droit d'émettre ces trois hypothèses, car le 30 ou le 31 mai je me rend au poste de police #22 pour m'entretenir avec le même policier d'office que le lundi 29 mai 1995 que je pourrais éventuellement clairement identifié car je possède une bonne mémoire photographique que la médecine n'a heureusement pas réussi à détruire. Ce policier m'apprend qu'il serait en droit de me placer en cellule car il y a un mandat criminel d'amené contre moi et que tout les corps policiers me recherche depuis 1979 me dit-il. je lui dis alors : «Cela est impossible, il y a erreur car moi je ne me suis jamais caché de la police moi qui ai toujours travaillé et qui suis toujours allé à l'école.» Il me dit : «Tu vas voir on va te le démontrer, on va sortir ton dossier sur l'imprimante.» Puis sortant un papier long comme le bras sur cette imprimante il me dit : «En 1979, tu restais à Saint-Léonard, as-tu demeuré sur la rue Cellier ?» Je réponds alors par la négative. Il me dit : «OK ! Ce n'est pas toi qu'on cherche.»
Qui cherche-t-on alors et pour quelle raison ? On cherche Serge Lacombe, né le 20 juin 1957 comme moi, avec le même physique que moi, mon sosie quoi, cependant mon sosie aurait dirigé «Violence sexe envers une ou plusieurs femmes en 1979.» En 1980, je me rappelle encore avoir été arrêté par un auto patrouille dans le cartier Hochelaga à Montréal sur la rue Haig, si ma mémoire m'est fidèle. Ce policier m'avait donné comme raison qu'un feu arrière était brûlé. Il me demande alors de sortir de voiture pour constater le bris. Comme je lui dis que tout est normal, quatre à cinq autres auto patrouilles arrivent en renfort, puis on me fouille sommairement. C'est alors qu'arrive un détective dans son auto banalisée qui sort de voiture en disant en m'éclairant en plein visage : «OK ! Les gars ce n'est pas lui qu'on cherche.» Il s'en vont tous. Tandis que moi je demande au deux derniers pour quelle raison est-ce qu'on m'a confondu avec un autre individu comme cela ? Ils m'ont dit : «Toi mêle-toi pas de cela et poursuit ton chemin.» J'ai trouvé l'événement loufoque à ce moment là, sans plus.
D'ailleurs du 1er août 1990 au 24 juin 1992 nous avons habité ensemble se considérant comme ami parce que sa vie amoureuse avait pris un autre cheminement. À partir du 1er août de cette année là, je suis forcé d'admettre que j'ai passé à travers une peine d'amour qui a durée dix mois. Pour m'en sortir j'ai vu un médecin qui m'a conseillé un cours universitaire de yoga et de massage suédois. Pendant cette période je n'ai pris aucun médicament pour contrôler mon humeur. Qui plus est, je n'étais pas dangereux ni pour moi ni pour les autres.
Au mois de juillet 1991, je subis le vol de ma voiture et comme je suis à ce moment là, jugé par l'ajusteur de la compagnie d'assurance comme vivant d'un emploi précaire, on m'accuse délibérément d'avoir volé ma voiture. Le sort en est jeté, je suis confronté à passer un interrogatoire du Service anti-crime des Assureurs par monsieur Jacques Bergeron agent spécial. L'enquêteur monsieur Bergeron a terminé son enquête le 14 mai 1992 pour finalement établir que je n'étais pas mêlé à mon vol d'auto ni de près, ni de loin. Je communique le tout à l'ajusteur monsieur Jean Denis Brault de Déry Barette & associé, ce dernier est malade et remplacé par quelqu'un d'autre, je ne sais pas par qui. Ce dernier me dit : Ce n'est pas parce que l'enquêteur du Service Anti-crime des Assureurs a conclu que tu n'es pas mêlé au vol de ta voiture qu'on est obligé de te payer. Cela m'a pris six mois pour me trouver un avocat avec assez de couille pour poursuivre légalement la compagnie d'assurance Missiquoi & Rouville.